mercredi 1 octobre 2008

Tokyo Stock Exchange Group

I'm back ! Vous l'aurez peut être pas tous remarqué (et j'espère que vous ne l'aurez pas remarqué, sinon vos minois tout déçus me hanteront toute la nuit) mais je n'ai pas posté ces deux derniers jours. L'explication, toute simple, annonce aussi un changement de rythme au niveau du blog. N'ayant pas pris de photos en deux jours, et surtout n'ayant rien de bien exaltant ou exotique à raconter, je me suis abstenu (en plus j'étais surbooké et j'avais pas de quoi vous payer le concorde, l 'hôtel pas l'avion). Mais séchez vos larmes ! Pour vous récompenser de votre patience, je vous offre aujourd'hui deux post avec des photos réalisées en une journée. Comme quoi, quand je m'y met je chôme pas !


Avant d'entrer dans le vif du sujet (que les plus perspicaces d'entre vous auront deviné grâce au titre et à la première photo) je vais quand même vous résumer brièvement mes deux journées "muettes", parce qu'il s'y est passé pas mal de choses inintéressantes mais importantes ! Lundi, j'ai récupéré mon téléphone portable qui fonctionne parfaitement, ouvert un compte en banque d'où sera déduit mon forfait de portable et assisté à la fameuse "réunion d'orientation" qui m'a grandement désorienté (allez quoi soyez indulgents... ça fait deux jours que j'ai pas posté ! Ça doit vous faire plaisir d'avoir de mes nouvelles non ? Ok la blague était limite et je m'enfonce à chaque ligne que je rajoute, mais quand même...).


Et mardi je suis allé prendre les photos que vous êtes en train de fixer en vous demandant à quoi ça rime. D'où explication. Suite à un sondage largement suivit j'ai décidé d'écouter la majorité et j'ai profité de mon dernier jour de vacances d'été (oui c'est honteux, devoir passer une partie de ses vacances sous la pluie est révoltant) pour aller visiter la bourse de Tokyo, célèbre pour son architecture futuriste. Au moment de passer les portes de la bourse j'ai quand même eut un vague moment de doute. Avec ma chemise rose, mon parapluie et mon appareil photo pendu autour du cou j'avais une bonne tête de touriste. Me laisserait-on même entrer ? Est-il vraiment visiter la bourse de Tokyo aussi facilement ? (je n'avais bien entendu pas appelé pour me renseigner et me suis contenté de me pointer à la station de métro puis de demander mon chemin aux business mans qui passaient par là, fort serviables d'ailleurs).


Et la réponse à toutes ces questions est oui ! Trois fois oui ! Les agents de sécurité et les hôtesse d'acceuil mon reçut comme un prince à coups de brochures, guides, cartes et autres badges de "Tokyo Stock Exchange Visitor" (dont je suis tellement fier que je l'ai pris en photo trois fois dans les toilettes rien que pour vous. Direction picasa, vous connaissez la route). Il y a en fait tout un circuit pour les touristes avec parcours historique, coin pédagogique pour les enfants et même un mini "Topix" pour s'essayer au métier de trader ! Le Topix justement, c'est le nom de la structure en verre à l'intérieur de laquelle travaillent les traders japonais et qui vaut le détour à elle seule.


Le bestiaux est plutôt imposant, d'autant plus qu'il est entouré d'écrans géants et de salles de réunion qui ne font qu'accentuer son gigantisme, sans parler des minuscules traders qui s'agitent à l'intérieur. A ce propos je suis pas mécontent des deux photos de traders que j'ai réussi à prendre au prix de beaucoup d'essais, de crampes dans les bras à force de devoir être parfaitement immobile avec un tel zoom et d'une longue attente du moment opportun l'oeil collé au viseur. J'ai quand même un petit faible pour la photo des traders... en dehors du Topix ! Je trouve qu'il font quand même plus professionnels avec leurs écrans tout sales et leurs papiers qui débordent de partout. En plus ils sont tout les deux au téléphone, Isn't sweet ?


Pour vous donner une idée de la serviabilité du personnel (et d'à quel point cette expédition s'est faite à l'arrache, comme toutes les autres d'ailleurs) à peine arrivé dans la salle du Topix mon appareil photo m'annonce comme une fleure qu'il n'a plus de batterie. Et pas une seule photo du topix dans la boite ! Paniqué je vais voir un agent de sécurité et lui demande en désespoir de cause s'il n'a pas des piles. Négatif bien entendu, mais il m'a accompagné à l'acceuil où trois gardes et deux hôtesses ont formé une réunion de crise pour déterminer où se trouvait le combini le plus proche et finalement me dessiner un plan pour m'y rendre depuis la TSE !


Du coups quand je suis revenu triomphant avec mes piles dix minutes plus tard c'est limite s'ils ne m'ont pas applaudit en rang d'onion. A présent bien connus des services de sécurité j'ai eut le droit de faire tout le tour du "security deck" d'où j'ai pris mes photos aériennes du topix et qui est normalement fermé au public ! Comme quoi ça sert d'oublier de recharger son appareil photo... Un garde en a profité pour tailler une bavette en japonais et moi j'en ai profité pour le prendre en photo, geste qu'il a aussitôt tenu à rendre. Pour la peine je reste charmé par les gardes et les hôtesse que j'ai rencontré, ils étaient tous adorables !


Après cette visite haute en couleurs (j'ai aussi assisté à l'enregistrement d'un reportage sur la bourse en Portugais) j'ai consulté mon petit "Tokyo handy guide" qui n'est "handy" que parce qu'on peux le fait tenir sans problème dans sa main. Je l'ai eut gratuitement à "L'alien registration center" donc je ne vais pas faire ma fine bouche, d'autant plus qu'il m'a appris que non loin de la bourse se trouvait un temple shinto assez important. Il est d'ailleurs entouré de sept autres sanctuaires plus petits disséminés dans le quartier, un pour chacune des sept kami (esprits ou dieux japonais) consacrés à la chance. Et comme il n'était que 5h, j'ai décidé d'en faire ma deuxième partie d'après midi.


Sur le chemin j'ai encore croisé tout un tas de potes d'Alphonse (je dirais que ça indique probablement la proximité de lieux de cultes shinto) que j'ai pris en photo pour qu'il me les présente plus tard. Une nouvelle fois perdu j'ai demandé mon chemin à un businessman qui m'a finalement accompagné jusqu'aux portes du temple en me racontant sa vie. C'est le deuxième à faire ça (me raconter sa vie, souvenez vous du dîné solitaire pas si solitaire que ça) et je me demande si travailler en entreprise au japon n'est pas synonyme de beaucoup de solitude. Dans une société régie par autant de codes de conduite, j'imagine qu'une oreille étrangère peut être la bienvenue de temps en temps.


Arrivé face au temple lui-même j'ai tout de suite compris que je n'avais pas fait le trajet pour rien. Et peut être que vous partagerez mon avis en lisant le second poste, consacré au Temple des sept divinités de la chance !


Voilà ! C'est tout pour aujourd'h.. ah bah non pas du tout !
Bon allez il me reste tout un poste à écrire, je vais pas non plus m'étaler sur celui-là ! J'espère au moins avoir fait plaisir à celui qui avait voté en faveur de cette visite, j'ai pensé à lui tout du long ;).

2 commentaires:

Anonyme a dit…

ahh ! ça fait plaisir de te retrouver après ces deux jours où tu étais muet... Bref. ça existe pas les correcteurs orthographiques au Japon ? C'est pratique quand même. Et sinon quand tu dis que le mec te raconte sa vie, tu comprends combien de pourcent? Tout, rien, tu fais oui oui de la tête, l'idée principale?

Manu a dit…

Cher anonyme, What is your name ??
Ce blog c'est un peu comme dans la vraie vie, j'ai pas la reconnaissance de numéro...

Les correcteurs orthographiques existent bien au Japon, et d'ailleurs j'en utilise un pour le blog. C'est peut être justement où ça coince, puisque je lui fais aveuglément confiance et me contente de cliquer sur "corriger" sans me relire... Je vais essayer de faire un effort.

Quand les mecs me racontent leur vie je comprend 85% environs, parce que c'est toujours accompagné de signes, d'un ou deux mots anglais écorchés vifs et je n'hésite pas à leur demander de répéter ou de préciser le sens d'un mot. J'essaie d'être un interlocuteur attentif puisqu'en plus de leur faire plaisir c'est aussi très bon pour mon japonais.

En espérant connaitre ton identité (ce qui ne m'arrive jamais avec les appels en absence...) Bisoux !
:)