mercredi 1 octobre 2008

Le Temple des sept divinités de la chance


Le problème quand on écrit deux post à la suite, c'est que le gens finissent par lire la fin avant le début. Alors si vous voulez la petite histoire dans l'ordre, commencez par le post Tokyo Stock Exchange Groups ! J'ai voulu y insérer une once de suspense à la fin, autant dire qu'il y a peu de chances pour que ça marche si vous lisez ce post avant (ou alors vous êtes qualifié pour jouer dans la pub Ikea avec le poisson rouge, et pas dans le rôle du bocal).


Après vérification, Alphonse m'a affirmé qu'il ne connaissait pas ces demoiselles, bien qu'il ne soit pas opposé au nudisme par nature, lui-même ne portant que rarement des vêtements. En même temps allez savoir à qui il rend visite quand j'ai le dos tourné. Je soupçonne le tanuki et son copain le bouledogue d'avoir une mauvaise influence sur lui... Je m'étais donc arrêté au portes du temple, où je me suis retrouvé nez à nez avec le gardien pas commode pour deux sous et pas vraiment copain avec Alphonse. En échange d'une partie de mon âme, son copain et lui m'ont quand même permis d'entrer pour visiter discrètement l'endroit.


Ce qui est assez amusant c'est que j'ai malgré moi été enfermé dans le temple par le gardien (humain celui-là) qui ne m'a pas vu entrer. Par temple j'entends la petite place où se trouvent en fait cinq ou six édifices, dont le temple proprement dit. J'ai ainsi eut droit au temple pour moi tout seul sans aucune contrainte de temps liée aux horaires de fermeture. Il s'est avéré qu'il y avait en fait une entrée de service dissimulée dans les ruelles avoisinantes par laquelle j'ai put m'échapper, et par laquelle sont entrés quelques fidèles particulièrement zélés. Appréciez toutefois l'absence de touristes sur les plans larges !


Avec la nuit tombante et le calme, l'atmosphère était féerique. Entre les lampions et les petites statuettes de pierre j'avais l'impression d'être en plein "Voyage de Chihiro" ! J'ai finit par me décider à quitter les lieux (non sans regret... une telle sérénité au coeur du quartier de la bourse à Tokyo, qui l'eut cru ?) et j'ai décidé de faire le tour des sept sanctuaires mineurs répartis dans le quartier autour du temple principal. Toutefois dès le premier j'ai abandonné l'idée de parcourir les sept. En plus d'être très difficile à trouver, caché qu'il était dans une petite ruelle, ce premier temple était plutôt décevant. Surtout comparé à celui situé en bas de chez moi que je trouve très chouette, sans même parler du temple principal que je venais de quitter.


Je suis quand même content d'avoir pris la peine de chercher ce petit sanctuaire car il était situé au pied de bambous impressionnants. De plus en me promenant des les petites rues à sa recherche j'ai fait plusieurs découvertes dont un restaurant à la déco très soignée ayant pour thème le Japon de l'entre deux guerres. Un autre restaurant m'a simplement séduit par son comptoir laqué chargé de fioles et de jarres de sauce en tout genres. C'est son porte parapluie Hiboux qui a attiré mon regard depuis la rue. Faut dire qu'il était cool ce porte parapluie, en voila un qu'Alphonse n'aurait pas renié. Comme le comptoir de son propriétaire, le Hiboux est sur picasa !


Fourbu, je suis rentré me coucher tôt pour être prêt à 9h le lendemain pour ma rentrée. Arrivé parfaitement à l'heure à l'Université (à mon grand étonnement) je suis quand même arrivé une demi-heure en retard à mon premier cours de japonais pour faire bonne mesure. Il faut dire que la salle était particulièrement dure à trouver et que je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour retourner tout le campus en moins d'une heure. Mon professeur est une femme plutôt gentille dans la force de l'âge qui balbutie un janglais approximatif. La plupart des leçons de grammaire devraient donc se dérouler directement dans la langue de Bashō (prononcer 松尾芭蕉).


Après ce court cours (courre ! hem...) j'ai choisi mes autres enseignements pour le semestre et je me suis inscrit dans la base de donnée de l'université. Si j'ai pris d'autres cours que le japonais c'est parce que je me suis rendu compte que je pouvais obtenir un "Japanese Study Certificate" qui ferait tout mimi dans mon CV pour peu que je valide 6 cours tirés d'une liste en un an. Je vais ainsi étudier au premier semestre les traditions bouddhistes au Japon, l'évolution de la civilisation japonaise de l'antiquité à nos jours et enfin les problèmes de race, sexe et culture dans le Japon contemporain. C'est le genre de cours complètement inclassables que je pourrais retrouver à Paris (Inde coloniale quand tu nous tiens...) mais ça promet d'être passionnant !



Après un fort bon repas à la cantine (le choix de nouilles est très larges) je suis allé voir le circle de basket de Sophia (à ne pas confondre avec le club !) et ce que j'ai trouvé ne m'a pas emballé. Dans le local pas un ballon en vue mais des mangas pleins les étagères et trois ados maigrichons en train de jouer à la console. Bon. De fil en aiguille j'ai appris qu'ils étaient trente dans l'équipe (je rappel qu'il y a cinq joueurs par équipe sur le terrain au basket, et qu'une équipe au complet dépasse rarement les 15 joueurs) et que la plupart ne savaient pas vraiment jouer. Toutefois un espoir demeure puisque mon interlocuteur m'a promis de donner mon numéros au capitaine, et j'ai cru comprendre qu'il y avait une sorte "d'équipe 1" au sein du club qui disputait de vrais matchs...


Un peu refroidi donc, je suis allé jeter un oeil du côté des arts martiaux. J'y ai croisé deux filles en kimono qui avaient l'air particulièrement excitées à l'idée de voir un "Gaijin" s'intéresser à leur club. J'ai donc pris rendez vous pour y retourner demain à l'heure du déjeuner et assister à un cours complet. Dans ce cas précis il ne s'agissait ni de karaté ni d'aïkido mais d'un art martial de self-defence propre au japon, le Shorinji Kempo. Je vais quand même essayer de contacter le club de karaté et d'aïkido dans la semaine, et idéalement essayer un cours de chaque avant de faire un choix. Mais je suis quand même content de découvrir un club où être étranger semble enfin être un atout et non pas un sujet d'exclusion ! Par la suite, grâce aux récits des gens autour de moi, j'ai finit par comprendre que j'étais juste particulièrement mal tombé avec l'équipe de basket. Quasiment tout les clubs chouchoutent les étrangers qu'ils arrivent à recruter, assez peu d'étrangers franchissant le pas de rejoindre un club ou un circle.



Après avoir ainsi prospecté tout l'après midi, je me suis décidé à passer à l'action et je suis allé jouer au basket dans le gymnase de Sophia. J'ai trouvé le bon plan du siècle, puisque par hasard je suis arrivé pendant l'entraînement de l'équipe féminine de volley-ball (je vous vois venir...). Hors ce qui est géniale c'est que leur entraînement réserve le gymnase entier mais n'en utilise que la moitié ! Ce qui veut dire qu'après négociation elles m'ont donné carte blanche pour profiter d'un terrain entier pendant leurs entraînements ! Autre anecdote amusante (liée au fait que ce soit une équipe féminine cette fois...) l'une des joueuses était une française que j'avais déjà rencontrée. Seule Gaijin du club, les autres filles étaient au petit soins avec elle et l'applaudissaient à chacune de ses actions. On était en train de discuter cinq minutes entre deux balles quand la capitaine de l'équipe est arrivée et lui a demandé cash "He is your boyfriend ?". Après une rapide série de "no no no !" la fille m' a dis "Je comprend pas, toutes les filles de l'équipe m'ont posé la même question !". Une première manifestation du légendaire succès des Gaijin au Japon ? L'équation Gaijin = Don Juan promis par Mana San serait-elle (enfin) en train de prendre corps ?


Rien n'est moins sur ! J'ai cru comprendre qu'il était juste inhabituel pour une japonaise d'avoir des amis garçons à cet âge là, et que discuter et passer du temps avec un garçon voulait forcement dire que l'on était intéressé pour elles. Finalement quatre ou cinq filles dont la capitaine de l'équipe on insisté pour que je les accompagne à leur vestiaire pour me prêter une pompe, ma balle étant visiblement sous gonflée. Et elles m'ont fait la causette sur tout le chemin ;).

7 commentaires:

Anonyme a dit…

La nouvelle nintendo DS sort le 1e novembre prochain au japon au prix de 18 000 iens.

Anonyme a dit…

J'aime le "ma balle etant visiblement sous gonflee...'

Anonyme a dit…

"quatre ou cinq filles dont la capitaine de l'équipe ont insisté pour que je les accompagne à leur vestiaire"
La vie est dure...
Par contre suis-je le seul à avoir l'impression que l'histoire s'arrête juste avant le moment le plus intéressant?

Maxime G a dit…

A quand la résolution de l'equation !!!???

Anonyme a dit…

Hahaha!
That's what I'm talking about! Le petit Emmanuel passe a l'attaque!

Tout d'abord de tous les gymnases de l'universite, a toutes les heures possibles il faut que "par hasard" tu tombes au moment ou l'equipe de filles est la.

Ensuite, tu fais en sorte de pouvoir montrer que tu es sportif, debrouillard et tu le fais avec la tchatche.

Finalement, tu arrives subtilement a caser a toute l'equipe que tu est libre et sans copine.
Je peux comprendre qu'apres ca on t'emmene au vestiaire pour te pomper la balle!
Et je cite "quatre ou cinq filles dont la capitaine de l'equipe ont insiste" il cherche a impressionner son monde! meme la chef elle est venue! et je me suis fait supplier, parce que la balle etait vraiment pas si degonflee que ca... MAIS LOL!

Tu m'as fait beugler de rire tout seul ce matin avec ma tartine! J'ai hate d'avoir plus de details sur ce qui s'est passe dans le vestiaire ;-)
En tout cas glad to see les 2 nouveaux posts! J'aime les photos des potes d'alphonse! Je trouve ca donne un certain charme au milieu de tous les buildings, et je kiffe comme tu parles de bouffe non stop! Ca donne envie d'essayer tous les plats!
Bon, je vais bosser! Eh oui pour moi c'est de retour a londres depuis 2 semaines et le travail est deja plus que parti: presentation orale de mon projet d'annee demain matin! Ca va le faire je suis une star! (ou pas.) Bonne chance pour les entrainement de basket haha!

Anonyme a dit…

bordel j'ai fait une pause pour venir lire ça et putain je me marre trop ça va pas, je revais travailler. Cf facebook. Sinon je suis d'accord avec Vincent :D

extended version du commentaire soon to come, y'a trop de passages ou ma voisine à la bibliothèque m'a lancé des regards réprobateurs parce que je pouffais de rire trop fort comme un mongolien, entre autres à la balle visiblement sous gonflée, ha putain ça me reprend :D

bon et question t'as joué tout seul comme un benet sur un demi terrain pendant qu'elles jouaient?

Manu a dit…

C'est marrant à part Baton vous avez tous réagis à un seul paragraphe sur deux posts.... Bon j'ai peut être tendu la perche mais vous pensez qu'à ça ! :P
L'histoire ne s'arrête (helas) pas du tout au moment le plus intéressant puisque je ne suis évidemment pas entré dans le vestiaire et qu'elles m'ont juste prêté une pompe pour que je pompe ma balle moi-même.. Mais c'est déjà mieux que rien ;).
Sinon la solution de l'équation approche à grands pas bien que j'ai encore quelques soucis pour différencier certaines filles japonaises... Oui je sais c'est une honte toussa mais n'empêche que les japonaises se ressemblent autant que leurs couteaux et leurs fourchettes ! Il me faut un peu d'entrainement, c'est tout, mais comptez sur moi je suis motivé :).
Pour tout vous dire j'ai du autant me marrer devant vos commentaires que vous devant le post, et mes collocs me croient du coups vaguement fou.
Aller, je vais pondre un autre post !