Ce matin, je me suis réveillé à 7h avec l'étrange sensation que quelqu'un utilisait un marteau piqueur dans ma chambre. Encore dans les vapes je sors de ma chambre et constate que Tim et Monica sortent également des leurs. Surpris, je lance un "What's going on ?" tout endormis. Il se trouve que mon marteau piqueur onirique était en fait mon premier tremblement de terre "and a big one !". En regardant par ma fenêtre j'ai constaté que plusieurs tuiles étaient tombées du toit d'en face. Si je devais tirer une leçon de cette expérience je dirais que les tremblements de terre sont très supportables quand on dors (mais ça réveil...).

Les éléments ont ensuite continué de s'acharner sur ma pauvre personne et accessoirement le reste de Tokyo. Le Typhon a provoqué des pluies diluviennes toute la journée, nous obligeant à rester à l'intérieur une bonne partie de la journée. Profitant d'une miraculeuse éclaircie sur le coups de 4h je me suis précipité mon appareil à la main pour faire quelques photos des petites ruelles de mon quartier.

Pour une fois volontairement perdu, j'ai été complètement charmé par l'ambiance de ces rues désertées. Le nombre de fils électriques suspendus est impressionnant dès que l'on s'éloigne un peu des grandes artères. J'ai décidé d'essayer de faire une série de photos sur ce thème. Si vous voulez voir l'intégralité de la série je vous invite à cliquer sur le lien "Shashin Dake" que j'ai rajouté. Il vous conduira sur Picasa où vous pourrez trouver l'album "Yotsuya Back-alley".

Je trouve que c'est dans ces ruelles que l'on se rend le mieux compte d'un des paradoxes du Japon, l'incroyable cohabitation entre le neuf et l'ancien, la tradition et la modernité. Et que c'est ici que l'on fabrique les robots les plus sophistiqués du monde, au milieu d'installations électriques à l'air vétustes... Mais qui, je trouve, ont leur propre esthétique.

Après le Tokyo bling bling et bruyant de Shibuya et Shindjuku, ça m'a fait du bien de me promener un peu dans un décors certes plus modeste mais aussi tellement plus apaisant. Je suis passé par hasard devant un tout petit restaurant, avec seulement quatre tabourets face au comptoir du cuisinier. Tous les prix étaient inférieurs à 3 euros.

Le patron regardait la télé à l'intérieure, et je trouvais que cela faisait une photo magnifique. Mais il s'est mis à me regarder à ce moment là, alors je me suis contenté de lui faire un signe de tête avec un sourire. Il a d'abord été surpris et déstabilisé, puis m'a fait un sourire jusqu'au oreilles et à appelé sa serveuse pour qu'elle vienne me saluer aussi depuis le restaurant. Je vais essayer d'aller dîner là-bas dans la semaine.

J'ai aussi croisé nombre de chats de gouttière. Je n'étais pas vraiment surpris puisque qu'Haruki Murakami en parle énormément dans son roman "Kafka sur le rivage" (hop pub gratuite, lisez le ce livre est extraordinaire).

J'ai finalement été obligé de battre en retraite au bout de deux heures de promenade à cause de la pluie qui revenait et est très vite redevenue battante, d'où ma défaite (bon un peu facile...).

Le soir je suis allé dîner pour la première fois dans un restaurant de ramen ! Ces nouilles japonaises sont servies dans un grand bol de soupe chaude, et après essai elles sont excellentes ! Le restaurant se résume souvent à un comptoir, la cuisine se trouvant juste derrière. On choisit son menu en entrant sur une grosse machine qui nous imprime un petit ticket après le paiement. Ticket que l'on remet ensuite au cuisinier qui nous prépare ce que l'on a demandé (bien que je ne puisse pas en être sur, dans la mesure où je ne savais pas ce que j'avais commandé).

Bien que munis d'un parapluie j'ai été trempé de la tête au pied rien qu'en faisant le chemin entre mon immeuble et le restaurant. Pourtant je crois que le Typhon n'a fait que effleurer Tokyo finalement.

Voilà c'est tout pour aujourd'hui ! Demain au programme : ma rentrée scolaire avec "welcome party" et rencontre de mon "Monitor Japanese Student". Pourvu qu'il fasse beau !
Les éléments ont ensuite continué de s'acharner sur ma pauvre personne et accessoirement le reste de Tokyo. Le Typhon a provoqué des pluies diluviennes toute la journée, nous obligeant à rester à l'intérieur une bonne partie de la journée. Profitant d'une miraculeuse éclaircie sur le coups de 4h je me suis précipité mon appareil à la main pour faire quelques photos des petites ruelles de mon quartier.
Pour une fois volontairement perdu, j'ai été complètement charmé par l'ambiance de ces rues désertées. Le nombre de fils électriques suspendus est impressionnant dès que l'on s'éloigne un peu des grandes artères. J'ai décidé d'essayer de faire une série de photos sur ce thème. Si vous voulez voir l'intégralité de la série je vous invite à cliquer sur le lien "Shashin Dake" que j'ai rajouté. Il vous conduira sur Picasa où vous pourrez trouver l'album "Yotsuya Back-alley".
Je trouve que c'est dans ces ruelles que l'on se rend le mieux compte d'un des paradoxes du Japon, l'incroyable cohabitation entre le neuf et l'ancien, la tradition et la modernité. Et que c'est ici que l'on fabrique les robots les plus sophistiqués du monde, au milieu d'installations électriques à l'air vétustes... Mais qui, je trouve, ont leur propre esthétique.
Après le Tokyo bling bling et bruyant de Shibuya et Shindjuku, ça m'a fait du bien de me promener un peu dans un décors certes plus modeste mais aussi tellement plus apaisant. Je suis passé par hasard devant un tout petit restaurant, avec seulement quatre tabourets face au comptoir du cuisinier. Tous les prix étaient inférieurs à 3 euros.
Le patron regardait la télé à l'intérieure, et je trouvais que cela faisait une photo magnifique. Mais il s'est mis à me regarder à ce moment là, alors je me suis contenté de lui faire un signe de tête avec un sourire. Il a d'abord été surpris et déstabilisé, puis m'a fait un sourire jusqu'au oreilles et à appelé sa serveuse pour qu'elle vienne me saluer aussi depuis le restaurant. Je vais essayer d'aller dîner là-bas dans la semaine.
J'ai aussi croisé nombre de chats de gouttière. Je n'étais pas vraiment surpris puisque qu'Haruki Murakami en parle énormément dans son roman "Kafka sur le rivage" (hop pub gratuite, lisez le ce livre est extraordinaire).
J'ai finalement été obligé de battre en retraite au bout de deux heures de promenade à cause de la pluie qui revenait et est très vite redevenue battante, d'où ma défaite (bon un peu facile...).
Le soir je suis allé dîner pour la première fois dans un restaurant de ramen ! Ces nouilles japonaises sont servies dans un grand bol de soupe chaude, et après essai elles sont excellentes ! Le restaurant se résume souvent à un comptoir, la cuisine se trouvant juste derrière. On choisit son menu en entrant sur une grosse machine qui nous imprime un petit ticket après le paiement. Ticket que l'on remet ensuite au cuisinier qui nous prépare ce que l'on a demandé (bien que je ne puisse pas en être sur, dans la mesure où je ne savais pas ce que j'avais commandé).
Bien que munis d'un parapluie j'ai été trempé de la tête au pied rien qu'en faisant le chemin entre mon immeuble et le restaurant. Pourtant je crois que le Typhon n'a fait que effleurer Tokyo finalement.
Voilà c'est tout pour aujourd'hui ! Demain au programme : ma rentrée scolaire avec "welcome party" et rencontre de mon "Monitor Japanese Student". Pourvu qu'il fasse beau !
3 commentaires:
Je trouve que tu déstabilises souvent ces pauvres japonais. Fais un peu attention, voyons!
J'ai deux questions :
- Comment c'était ta première journée de cours?
Est-ce que c'est vrai que la sueur est proscrite au japon?
Ahlala frérot, si tu savais ! Ils passent de surprise en surprise mais me pardonnent tout parce que je suis Gaijin ^^. C'est aussi pour ça que j'ai pas le droit d'entrer dans tout les restaurants et que la plupart des vendeurs essaient de m'arnaquer, donc autant profiter des côtés positifs ! Toi comment ça se passe du côté de Legrand ? Tu rencontre du monde ?
Adrien pour tout te dire je n'ai pas eu cours aujourd'hui. Juste une sorte de cérémonie de bienvenue avec discours et tonnes de paperasses à la clé. Mon "monitor student" était nulle (la plupart des élèves volontaires pour accueillir les étrangers sont en fait un peu des looser... sans surprise finalement).
En ce qui concerne la sueur bien que je n'ai encore perçu aucune réaction à ce sujet je t'avoue que j'y fait particulièrement attention, ne serait ce que parce que les japonais eux ne sentent JAMAIS la sueur... impressionnant. Du coups j'ai toujours peur d'être le gros touriste relou qui pue (surtout qu'avec mon appareil photo je suis souvent fiché).
Allez hop je met le blog à jour les enfants !
Bisoux à tout les deux et merci, ce sont vos commentaires qui me donnent le courage de continuer le blog :)
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