dimanche 28 septembre 2008

Karaoké, Izakaya and Pachinko

Je vous ait promis deux postes, vous en aurez donc deux. Mais je vais tout de même rassembler en un seul post la journée d'hier et d'aujourd'hui, tout simplement parce qu'elles se sont partiellement chevauchées. Comme l'indique le titre, Karaoké, Izakaya et finalement Pachinko se sont succédés à un rythme soutenu puisque j'ai vécut la nuit et dormis le jour ce week end, me couchant deux soirs consécutifs à 6h du matin. Pour bien connaître une ville il faut aussi la vivre la nuit ! C'est donc au nom du savoir et de la connaissance que j'ai consenti au sacrifice de mes nuits ce week end.


Je me suis arrêté hier à la fin du Karaoké, vers 6h du matin. Si vous regardez attentivement la photo ci-dessus vous pouvez distinctement reconnaître les signes suivant : カラオク. Il s'agit tout simplement de la traduction phonétique japonaise de karaoké et donc du fameux néon que vous pourrez retrouver sur pratiquement toutes les photos que j'ai prises à Shibuya. Maintenant vous savez quoi chercher ! Rien que dans ce post trois karaoké sont cachés, saurez vous les retrouver ?


Évidement après une nuit blanche le réveil samedi après midi a été rude. Je me suis donc contenté d'une petite sortie au super marché du coin, et j'ai sinon passé le plus clair de mon temps devant la télé à manger des céréales pour récupérer de l'énergie. Parce qu'on a quand même BBC et CNN dans mon appart. J'ai ainsi eut plusieurs discussions très intéressantes avec mes collocs sur les différents reportages, avec à chaque fois un apport culturel important selon l'interlocuteur. Qu'il s'agisse du port d'armes aux Etats Unis ou de la polémique du fichier Edwige en passant par les élections américaines, il était très intéressant d'avoir l'avis de chacun.


Samedi soir est donc arrivé assez vite, et nous nous sommes mis en route pour Shinjuku où nous avions rendez vous avec deux amies de Monica, une coréenne et une Taïwanaise vivant en Thaïlande et étudiant au Canada. Dans la mesure où la coréenne ne parlait pas un mot d'anglais, le japonais a été utilisé autant que possible avec malgré tout une utilisation majoritaire de l'anglais, Jai ne parlant pas japonais et notre niveau de japonais ne nous permettant pas de nous contenter de cette langue.


Encore une fois nous sommes allé dans un Izakaya nomihodai mais pour dîner cette fois. La coutume veut que chaque convive commande un ou deux plats qui sont ensuite partagés par tout le monde, ce qui donne donc des repas très diversifiés. Je crois avoir goûté pas loin de 12 plats différents ce soir là, et comme les portions sont en plus assez généreuses on a rarement besoin de dessert ! D'ailleurs ça tombe bien, ils n'en proposent pas.


Une fois encore la soirée s'est prolongée jusqu'à tard dans la nuit avec pour finir une partie de carte (menteur) acharnée avec mes collocs où j'ai gagné deux fois de suite. Ils en ont déduit que les Français étaient fourbes et naturellement de bon menteurs. J'en ai déduit que les Indiens, les Américains et les Allemandes n'étaient pas très bon aux cartes. Chacun son truc ;). Le réveil le dimanche après midi fut similaire à celui du samedi, si ce n'est encore un peu plus dur puisque je n'avais plus de céréales.


Je suis finalement allé à Shibuya sur le coups de quatre heures pour acheter un téléphone portable, accessoire considérée comme indispensable à la vie au Japon (et dans pas mal d'autres endroits d'ailleurs). La mission, annoncée difficile, a pourtant très bien commencée. Un vendeur charmant et parlant anglais s'est occupé de moi et m'a rapidement aiguillé vers l'offre qui me convenait le mieux, tarif étudiant et séjour d'un an seulement dans la balance. Plutôt confiant je me laisse aussi guider pour le choix du téléphone lui-même, ma consigne étant "le moins cher possible". Là encore en quelques minutes il me déniche un superbe appareil clairement de meilleur qualité que les autres premiers prix.


Conquis, je lance un théâtrale "Let's do this !" et me retrouve en moins de 10 minutes devant un bureaux avec tous les papiers nécessaires devant moi, alors que le vendeur m'explique en détail ce que j'aurais à payer à l'aide d'une ardoise. Décidément parfait, le vendeur me recommande même deux ou trois astuces pour économiser jusqu'à 1000 yen par moi pendant que son patron ne regarde pas. Le contrat remplis et signé, le vendeur me demande finalement si je peux repasser dans une heure récupérer mon téléphone près à l'emploi.


A ce stade là j'étais vraiment de bonne humeur, et j'ai donc profité de mon heure d'attente pour aller prendre quelques photos de Pachinko. Le Pachinko est en fait une sorte de machine à sous où il faut faire glisser des billes le long d'un parcours pour les faire entrer dans une petite trappe qui s'ouvre par intermittence, et ainsi gagner des points. La marge de manoeuvre du joueur est très limitée, puisqu'il se contente d'incliner l'ensemble du circuit vers la gauche ou la droite, sachant qu'il y a en générale une vingtaine de billes en jeu simultanément. Comme les jeux d'argent sont interdits au Japon, le joueur échange ensuite ses points contre des petites récompenses comme des stylos ou des cigarettes.


Mais le jeu ne s'arrête pas là. Une fois ses bibelots en poche, le joueur se rend dans un autre magasin, souvent un peu à l'écart, pour échanger ses prix contre de l'argent. La loi est donc contournée en parcourant quelques mètres. Celui que j'ai photographié ci-dessous est caché dans une ruelle particulièrement glauque que j'ai découverte complètement par hasard, justement attiré par son ambiance très différente du reste du quartier. Il est assez amusant de voir les business man faire la queue au guichet pour repartir avec des grosses liasses de billet dans un endroit aussi sinistre.


Je suis ensuite retourné au magasin de téléphone près d'une heure et demie plus tard. Et la suite se trouve dans le prochain post !

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