samedi 27 septembre 2008

Sophia et Shinjuku mega lights

Je sais, j'ai pris un peu de retard. Mais j'ai une bonne excuse ! Excuse que vous connaîtrez à la fin de ce post... Vendredi donc, je voulais aller à la bourse de Tokyo me balader un peu. Hélas encore une fois mes projets ont été contrariés, et j'ai été contraint d'aller à Sophia à la place pour récupérer les résultats de mon "japanese placement test". Je ne suis finalement pas mécontent puisque je me retrouve en JPM1, ce qui est le cours des mauvais qui ont déjà fait du japonais. J'avais peur de me retrouver avec ceux qui n'en avaient jamais fait, je suis donc soulagé ! (oui, le test était vraiment dur. Non, plus que ça, VRAIMENT dur).


Une fois sur place, et ayant pour une fois eut la prévenance de prendre mon appareil photo, je me suis fait plaisir et ait revisité l'intégralité du campus mon arme à la main. Et en arrivant au gymnase quelle ne fut pas ma joie en y trouvant l'équipe de basket de Sophia en train de s'entraîner ! D'abord excité, je remarque ensuite qu'il n'y a que des japonais sur le terrain. Bon jusque là c'est pas forcement plus mal, je suis là pour apprendre cette jolie langue. L'une des filles présente sur le terrain me voyant intéressé (par le basket) finit par s'approcher et entame la conversation.


Durant cette conversation je suis allé de surprises en surprises. Elle et les autres filles (une dizaine) ne sont pas membre de l'équipe féminine de basket, non il n'y a pas d'équipe féminine, elles sont les groupies. Elles passent la serpillière sur le parquet, elles apportent de l'eau aux joueurs, elles comptent les points mais c'est tout. Bon. Et l'équipe masculine alors ? Ils s'entraînent 5 jours par semaine, 3h par entraînement et ont un "training camp" à chaque vacances. Et il est obligatoire d'être présent à chaque fois, puisqu'on est viré de l'équipe à la première absence non justifiée. Quand les japonais font quelque chose, ils le font à fond. Et apparemment là il s'agit d'être macho et de "jouer" au basket.


Et juste pour bien achever mon envie de faire partie de l'équipe, bien que ce ne soit pas du tout un problème que je sois gaijin, les joueurs ne parlent pas anglais pendant les entraînements ou les matchs, tout est en japonais. Donc la fille de conclure "yea, maybe a little communication problem, but that's all". Elle connaissait heureusement un membre du "circle" de basket (très différent des "clubs", les "circle" sont bien plus informels et conviviaux) dont elle m'a donné le mail. Certes rejoindre le "club" m'aurait permis de devenir joueur professionnel en un an, mais je préfère quand même avoir une vie sociale tant que je suis à Tokyo...


A part cette petite déception (je ne serais jamais dans l'équipe officielle de Sophia...) j'ai croisé tout un tas d'étudiants qui préparaient des grands panneaux et des affiches pour une sorte de fête ou de festival. Un peu intrigué j'ai finit par me renseigner en japonais pour apprendre qu'une sorte de grande semaine d'intégration se déroule chaque année au début du mois d'Octobre. C'est l'occasion pour toutes les (en fait 200) associations de Sophia de monter un stand, se faire connaître et recruter de nouveaux membres. J'espère pouvoir en profiter pour me renseigner sur les "circle" d'arts martiaux, les "clubs" d'arts martiaux tuant la plupart de leurs membres avant la fin de l'année.


Je suis ensuite allé à Shinjuku rendre visite à Sakura House et payer mon loyer. Je crois que je vous ais déjà parlé des stations de métro à Tokyo et de leur taille impressionnante. Il m'a fallut près d'une demi-heure pour arriver à sortir de celle de Shinjuku. Je vous entends déjà dire "oui mais toi tu te perds dans ton appartement etc" et je me permet donc de poster ci-dessous une photo de l'un des couloirs de la station qui fait aussi accessoirement centre commercial.


Convaincus ? Sinon c'est de la mauvaise fois, Tokyo est littéralement criblé de souterrains. Une fois mon loyer réglé je suis allé dîner dans un l'excellent restaurant dont je vous ais déjà parlé dans mon post précédent. Seul à ma table, j'ai remarqué que le business man installé à la table d'à côté me dévisageait. Âgé d'une trentaine d'années, il a finalement engagé la conversation ("You like japanese food ?") et de fil en aiguille m'a appris qu'il attendait sa copine qui travaillait tard, qu'il avait passé un an à Vancouvert et que le meilleur restaurant du quartier était Yoshiguiyu, installé un peu plus loin dans la même rue. C'était bien la première fois qu'un japonais faisait le premier pas pour venir me parler.


Après ce repas moins solitaire que prévu donc, je suis rentré à l'appart pour retrouver mes collocs et aller... au karaoké ! Le karaoké est une véritable institution au Japon, on en trouve tout les 10 mètres (d'ailleurs il doit y avoir une bonne centaine de néons de karaoké sur mes photos) et les prix sont très raisonnable. Après avoir décidé du prix à la réception (il y a beaucoup d'offres disponibles, juste 1h, toute la nuit, boissons à volonté et ce genre de choses) on suit le réceptionniste dans un véritable labyrinthe de petits couloirs (ici sur 6 étages) avant d'arriver à une petite pièce équipée pour un voyage sur la lune. Au programme, un écran géant, deux micros, des tambourins (!), des écrans tactiles pour choisir sa chanson et un système de sono (Bose je crois) très performant.


Un interphone permet de commander nourriture et boisson sans avoir à quitter la pièce, pour ne rien rater de l'incroyable performance musicale (ou pas) de ses amis. Mes collocs prévoyants avaient acheté de l'alcool au supermarché avant de venir, et c'est finalement à 6 heures du matin qu'on s'est extirpé de notre cabine, tous un peu ivre, pour tituber jusqu'à notre appart en chantant "Hips don't lie". Dur. Les photos que j'ai prises du karaoké l'étaient bien après minuit, et entrent donc à ce titre dans le post de demain (ça m'arrange pas mal,vous l'aurez compris).


J'ai aussi eut des nouvelles par facebook des deux japonaises qui étaient en échange à Paris l'année dernière, et elles ont toutes les deux hâtes de me faire visiter leur ville. J'espère qu'elles pourront me faire découvrir des bons plans cachés que j'ignore encore, parce que je commence à avoir fait le tour des quartiers les plus "évidents" de Tokyo. Affaire à suivre donc. (Et pour les curieux la première est maquée et la seconde "n'aime pas les hommes").


Voilà c'est tout pour aujourd'hui ! J'ai pris un peu de retard et je dois encore faire le post d'aujourd'hui, mais là je dois récupérer du karaoké (raison pour laquelle je n'ai pas eut le courage d'écrire un post à 6h du matin). Je vous en pondrais deux demain promis !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Arf, je manque a ma promesse d'etre ta lectrice la plus fidele, mais je suis perdue au fin fond de la Chine, dans des endroits inimaginables, ou ils n'ont meme pas encore invente la chasse d'eau... Mais ca doit mener vers l'illumination taoiste, donc je supporte en silence! (Par contre, les cybercafes, ils connaissent, l'endroit est rempli de geeks dechaines!)

Promis je me rattrape en rentrant, et j'en profiterai pour te raconter mon voyage!
Bisous!