lundi 22 septembre 2008

Shinjuku dernier métro

Je l'ai annoncée, je suis obligé d'en parler ! Ma rentrée ne sera toutefois pas le sujet photographique de ce billet, d'autant plus que je n'ai pas vraiment put la prendre en photo la timide, mais je vais essayer de vous la résumer brièvement. Assis dans un amphithéâtre avec 150 autres étudiants en échanges, j'ai regardé une pile impressionnante de paperasse s'accumuler devant moi pendant une heure, au fur et à mesure que les intervenants se succédaient et se ressemblaient. Une bonne surprise nous attendait toutefois à la fin de la réunion d'information (comment appeler autrement un rassemblement aussi long qu'inutile ?).


Chacun des étudiants étranger s'est vu attribuer un numéros au hasard (117 représente), puis un "monitor student" japonais a été attribué en fonction des numéros pour chaque groupe de trois gaïjin. Sur le papier c'était pour le moins séduisant, l'occasion de rencontrer deux étrangers et un japonais d'un coups ! Je me suis finalement retrouvé avec deux Napolitains de la même université et une japonaise qui rentrait tout juste de ses vacances à.... Naples.


J'ai vite profité du buffet pour filer à l'anglaise et rencontrer des gens plus intéressés par le Japon que par les pizzas. Je suis ainsi tombé sur sept français consécutivement mais aussi un allemand, un coréen et cinq japonais. Rencontrer autant de français m'a porté un sérieux coups au moral, et après le coups des Napolitains je désespérais de rencontrer quelqu'un avec qui pratiquer mon japonais. L'allemand n'en parlait pas un mot et le coréen voulait améliorer son anglais.


Sur les cinq japonais (dont un seul était un garçon en fait) trois apprenaient le français à Sophia (RAAAAHHHH) et les deux derniers n'arrivaient pas à me parler autre chose qu'anglais. Convaincu d'être maudit j'ai quand même réussis à m'éclipser sans donner mon mail à personne et en notant ceux des autres (ça s'oublie d'envoyer un mail...). Mais à peine débarrassé des japonais qui ne m'attendait pas à la sortie de Sophia ? Le groupe de français !


Pressé d'en finir je répond un vague "je ne sais pas" aux multiples "tufaiskoicesoir" et autres "jaitroenviedesortircesoiràdonftrucdeouf". Évidement je me suis retrouvé invité et avec un rendez-vous sur les bras avant de m'en rendre compte. C'est donc un peu déprimé que je suis rentré à l'appart pour trouver Tim malade... Je comptais un peu sur lui pour être mon alibi, autant dire que là j'ai touché le fond. Pourtant le destin ne me haïssait pas tant que ça...


Arrivant à reculons à mon rendez-vous (Shibuya encore, le premier soir, vous vous souvenez ?) je constate que l'on est que cinq, quatre français et OUI, UNE JAPONAISE QUI NE PARLE PAS UN MOT DE FRANÇAIS !!!!!! Du coups c'était anglais obligatoire, et pour les motivés (genre moi) japonais à volonté ! En plus les trois autres français (deux français et une française en fait) étaient super cool et vraiment intéressants. Résultat : une soirée dans un bar Nomihodai (all you can drink) avec fou rires, super ambiance et à peine quelques mots de français.


Vers minuit je prend mon dernier train et loupe ma correspondance à Shinjuku. Convaincu des bienfaits de la marche à pied, je me félicite et profite de cet heureux concours de circonstance pour rentrer... à pied (sans surprise). Et c'est là que j'ai pris la plupart des photos de ce post (si ce n'est les trois premières).


Après la fin des soirées, sur le coups de deux heures du matin, Tokyo devient méconnaissable. Premier choc, dernier voyageur à sortir de la station, j'ai put voir où se cachaient les sans abris de Tokyo la nuit. Les stations de métro sont tentaculaires, et la nuit des centaines de sans abris s'y installent avec l'aide des autorités dans des couches faites de carton. Les couches sont parfaitement alignées, bien espacées, les SDF disciplinés se répartissant tout l'espace disponible.


Les grandes avenues que l'on n'imagine autrement que pleines à craquer se retrouvent soudain à moitié vides. Les plupart des jeunes qui rentrent sont parfaitement sobres, souvent à vélo, et répondent très diligemment à mes demandes de direction. Ce sont les groupes de "salary men" et de cadres qui sont les plus éméchés, costards, mallettes et chaussures cirées ne les empêchent pas de tituber.


D'ailleurs personne ne s'en émoi, et les salary men eux même semblent se moquer de ce qui les entoure. En demandant une énième fois mon chemin (je ne me suis pas perdu une seule fois, mais mieux vaut prévenir que guérir) je suis tombé sur une jeune japonaise à vélo absolument charmante qui a tenu à faire les 20 minutes restantes jusqu'à ma station à pied avec moi. Elle ne parlait pas un mot d'anglais ou de français, et nous avons donc bavardé à bâton rompus en japonais (approximatif) pendant près d'une demi-heure. Chose dont je me croyais sincèrement incapable.


Elle a noté mon mail, et avait rendez-vous avec son copain qui est aussi resté discuter avec moi. J'espère avoir assez sympathisé pour les revoir tout les deux. En faisant les derniers mètres qui me séparaient encore de mon appart je suis tombé sur mes 4 collocs qui rentraient d'une soirée bien arrosée, ce qui m'a permis de conclure ma soirée par une sympathique after avec eux. Cette soirée qui s'annonçait maudite était en fait parfaite ! Comme quoi...
C'est tout pour aujourd'hui !
Demain, Izakaya le midi, shopping l'aprem et karaoké le soir ! Le tout entre collocs, c'est journée de congé nationale au Japon !

ps : Je ne résiste pas à la tentation de rajouter un nouvel album sur Picasa, "Shibuya, Shinjuku dernier métro", avec ce qui reste de ma sélection des photos de la soirée/nuit.

8 commentaires:

Gsellator a dit…

«J'espère avoir assez sympathisé pour les revoir tout les deux.» Tous les deux??? Tu me déçois...

Anonyme a dit…

FUCK THIS MA GRENOUILLE ! je suis en mode black out je calcule rien de mes journées (qui se passent la nuit) bcoz of da dget lag mais j'ai venu lire et ce que je viens de lire me remplir les pochettes séminales de bonheur ! t'as des colocs sympa et une fucking vie sociale en 2jours, congraaats! bref je suis heureux, je me faisais un peu de souci quand meme :D MP INC SOON! dodo time now. q+ !

Manu a dit…

En fait son mec était couvert de tatouages de la tête aux pieds, avec un grand dragon sur la poitrine. Au japon c'est comme se balader avec un grand panneau "YAKUZA" dans le dos. Sérieusement. J'ai donc serré la main et papoté avec un yakuza. Du coups il devient bien plus intéressant que la nana. Devenir pote avec un yakuza, c'est pas ça la classe ultime ?

Anonyme a dit…

Tu ne me fera pas croire que la demoiselle ne t'intéressait pas ^^

Manu a dit…

Rahhh vous êtes insupportables ! Mais bon oui c'est vrai, quand je lui ais demandé son numéros de téléphone je savais pas encore qu'elle allait retrouver son Yakuza de petit copain... Mais je sais être patient. D'après les rumeurs les plus belles filles de Sophia sont.... dans les clubs de basket ^^

Anonyme a dit…

On est pas insupportables, on connait tes instincts de prédateur... Des basketteuses canons? Jte crois pas! Va voir dans les cours de danse ^^

Adrien. a dit…

Bro' !

Tu me désespères !


J'ai pas pris une seule photo depuis que je suis arrivé à Shanghai ! Mais comment fais-tu ?


A quand un Skype tous les deux ? On a un business trip en Thaïlande à planifier tous les deux...

Cal a dit…

j'ai bocoup aimer cette journée lol
Ca serait enorme si tu devient pote avec le yakuza mais fais gaffe à ne pas trop l embeter ;)
Est ce ke tu pourrais voir s'il n aurait pas un petit doigts ki manque :p??
en tous cas tu m'impressionne parce que je ne savais pas les japonnaises si locaces :D
Continues à bien t'amuser ^^
Ps Savais tu ke les gens ki ont des tatouages n ont pas le droit de rentrer dans les bains publics ?