J'ai posté deux fois aujourd'hui ! Oui oui oui. Alors pour lire ça dans l'ordre on ferme les yeux, on descend un peu, et on commence par "Sophia Festival !"
Vendredi soir après le concours de danse et l'ouverture du Sophia Festival j'avais encore une soirée de prévue. Un allemand en échange à Sophia que je ne connaissais pas, mais ami avec Benoit, organisait dans son vaste appartement une préchauffe en vue d'une soirée en boite. La boite était l'une des plus célèbre de Tokyo, située à l'extérieure de la ville mais apparemment gigantesque. Et comme c'était Halloween, l'entrée était gratuite pour les gens déguisés. Le rêve quoi. Sauf que je ne suis allé qu'à la préchauffe... Mais pourquoi ??? Dirons les plus fêtards d'entre vous. Eh bien parce que samedi matin je participais à un tournoi de basket organisé pour le Sophia festival, mais laissez moi déjà terminer la soirée de vendredi !
L'arrivée de la procession devant le Meiji Shrine. A ce moment là on ne savait encore rien de ce qui nous attendait ! Et vous non plus si vous lisez ce post dans l'ordre.
En rentrant du Sophia Fest je me suis donc déguisé en loup pendant que Benoit enfilait son costume de Kitsune et nous sommes allés tel Rox et Rocky (remarque très pertinente de Benoit) acheter de la bière dans un combini où on nous a regardé avec des yeux ronds. Dans le métro c'était encore plus drôle, surtout qu'on entendait des "kawaii" résonner sur notre passage et que j'arrivais à comprendre certains commentaires chuchotés dans le métro. Arrivé chez l'allemand j'ai passé un excellente soirée, on était une petite dizaine dont les deux tiers déguisés et il y avait de la bière pour tout le monde.
Après c'est sur qu'au moment de me séparer du groupe qui partait en boite pour rentrer chez moi avec le dernier métro je n'étais pas super heureux, mais c'était pour la bonne cause me disais-je, fou que j'étais. Finalement le tournoi de basket était assez amusant mais très loin de ce que j'avais imaginé. Il n'y avait pas moins de 16 équipes en lice sur deux terrains de basket, avec tout une foule de supporters et de curieux. Comme toujours avec les clubs et les circle à Sophia ça envoyait du gros lourd. Par contre les matchs étaient très court (15 minutes, on a pas le temps de se gourer) et à élimination directe. Du coups j'ai joué un match et la moitié d'un autre et c'était fini pour moi. Mon club présentait en fait 4 équipes et du coups je ne connaissais pas mes coéquipiers, ce qui est d'autant plus frustrant sur des matchs aussi courts.
Encore la procession, avec un lampion de tête cette fois. Je crois que les grands lampions servaient à représenter les différents quartiers de la "ville" entourant le temple.
Une expérience un peu frustrante donc, mais quand même amusante. Surtout qu'on a eut droit à un show pom pom au moment de la pause déjeuné, et les filles étaient très douées ! Hyper syncro (et pourtant très nombreuses, une trentaine) elles étaient de véritables athlètes enchaînant des figures et des sauts impressionnants. J'ai essayé de filmer certains morceaux d'anthologie avec mon portable mais ça n'a rien donné. Imaginez un peu une fille qui se fait envoyer en l'air par ses camarades et fait un grand écart en touchant ses pieds à 4 mètres du sol ! (Et on arrête de rigoler grassement au fond).
J'étais finalement libre dès l'heure du déjeuné, alors j'ai profité un peu du festival de jour, bien plus animé que la veille au soir. J'ai aussi testé la maison hanté que mon club de Kempo avait mis sur pied et je dois avouer qu'ils avaient fait du très bon boulot. Ils ont d'ailleurs eu beaucoup de succès et ont récolté un peu plus de 200 000 yens (1500 euros !) en trois jours. Vers 5 heures je suis rentré à la maison récupérer Benoit à la petite cuillère pour aller visiter le Meiji Shrine que Janis (l'allemand de la veille) nous avait recommandé et où Benoit tenait à m'accompagner. C'est là que j'ai découvert qu'il s'était fait dessiner des moustaches de renard au marqueur sur la figure et que j'ai un peu regretté mon tournoi de basket...
Tout autour de la grande place du temple des étalages d'offrandes s'offraient à la vue des fidèles et des curieux. Ici deux fidèles très curieuses.
En arrivant à la station du Meiji Shrine, Yoyogi, on a croisé un groupe de fans collés à la vitre d'un studio, derrière laquelle leur artiste préféré était en train d'enregistrer son prochain album. Le concept est plutôt fun je trouve, et j'ai pris une photos toute floue de l'artiste en question, à voir sur... je vous laisse deviner. Ensuite on a vu passer une procession de japonais habillés en kimonos traditionnels et portant des petits lampions. Autant dire qu'à ce moment là on était déjà très contents, mais le meilleur restait à venir. Parce qu'en suivant la procession, on s'est aperçus qu'elle se rendait justement au Meiji Shrine.
En arrière plan le portail d'entrée principal donnant sur la grande cours du Temple. Au premier plan la procession des habitants du quartier éclairée uniquement par des lampions.
Nous avions en fait choisit pile le jour du cinquantième anniversaire de la reconstruction du temple pour le visiter ! D'où la procession qui n'était en fait que l'apéritif si je j'ose dire. Tout le parc entourant le temple était magnifiquement illuminé par des petits lampions disposés tout le long du chemin, de nuit l'ambiance était surréaliste, magique, on s'attendait à voir Chihiro surgir à chaque instant. D'autres lumières étaient cachées entre les arbres leur donnant des reflets bleus, violets ou verts. La voûte des arbres surplombant le chemin, le silence, tout était parfait. Et le parc était tellement grand que malgré un grand nombre de visiteurs tout le monde était dispersé, et on avait toujours l'impression d'être seul dans un pays imaginaire.
Le temple lui-même était aussi très joliment éclairé, même si la foule y était là plus visible. Après quelques minutes passées à prendre des photos, des agents de sécurité nous ont demandé de reculer pour vider le centre de la place et l'entourer de cordons de sécurité. Après le discours d'un vieil homme à l'allure fort respectable, toute la procession de japonais en kimonos traditionnels et lampions à la main que Benoit et moi avions aperçu plus tôt est arrivée pour remplir la place. J'ai par la suite appris qu'il s'agissait des habitants du quartier. Un second discours a été suivit d'un concert de violon par un soliste plutôt doué et un peu décalé. La scène était très amusante, tout ces japonais d'un âge respectable en costume traditionnel en train d'écouter un violoniste portant un costume rayé d'un autre âge à la Al Caponne avec une moustache digne de Rhett Butler sur fond de temple Bouddhiste en bois massif, ça m'a fait sourire.
Une petite fontaine est placée à chaque entrée du Temple pour permettre aux fidèles de se purifier les mains et la bouche avant d'entrer.
Le violon a été suivit d'un nouveau discours très amusant cette fois, puisqu'il m'a donné l'occasion de crier mon premier "Banzaï" depuis mon arrivée au Japon. Après quelques phrases visiblement très solennelles, l'orateur nous a tourné le dos et s'est incliné trois fois, imité à l'unisson par tout son auditoire. Puis il a crié trois fois "Banzaï !" en levant les bras au ciel, et là encore le millier de japonais et les deux touristes français de la place l'ont imité comme un seul homme. Étonnamment ça m'a un peu émus. Mais le clou du spectacle, ce qui m'a vraiment fait vibrer au plus profond de mes entrailles, venait juste après.
Après toutes ces manifestation du folklore japonais qui auraient chacune suffie à contenter mille fois le touriste qui sommeille en moi, nous avons eu droit à une authentique démonstration de Teiko ! Le mot Teiko en Japonais désigne un tambour traditionnel, qui faisait ici un bon mètre cinquante de hauteur. Le batteur est arrivé en kimono, puis après s'être incliné, s'est défait de la partie supérieure de son costume pour laisser apparaître son torse musclé. Et la transe a commencée. D'abord à un rythme lent, ses coups répétés sur le tambour faisaient surgir au plus profond de moi une vibration puissante qui venait autant de la maîtrise de son geste que des ondes bien réelles produites par l'énorme instrument. De plus en plus rapidement, cassant le rythme pour revenir de plus belle avec une sciences calculée, le batteur m'a emmené dans une rêverie magnifique, le jeux des muscles sous sa peau se calquant sur le rythme scandé par ses cris d'effort pour former une danse hypnotique. J'ai essayé de filmer un peu au début, mais sans le son, sans les vibrations qui viennent du sol, de l'air et de tout les autres personnes debout à côté de soi, l'exercice perd bien trop de son surnaturel intérêt.
Retour au Tokyo moderne avec un vendeur de Ramen ambulant. Il installe son échoppe pour la soirée et propose un repas chaud pour un prix défiant toute concurrence. Estomacs sensibles s'abstenir.
J'ai peur de ne pas avoir réussi à vous transmettre ce que j'ai ressenti à ce moment là, et au mieux d'avoir affiché un intérêt suspect pour la musculature du batteur, mais il faut le vivre pour le croire. C'était magnifique. En tout cas ce sera tout pour aujourd'hui (deux posts vous allez pas vous plaindre !) mais je serais bientôt de retour puisque j'ai encore assez de photos pour faire encore deux posts supplémentaires. Et maintenant qu'elles sont toutes classées, j'ai plus vraiment d'excuse. Je vous embrasse très fort en attendant que vous me racontiez ce qui vous a fait vibrer vous, cette semaine.
Vendredi soir après le concours de danse et l'ouverture du Sophia Festival j'avais encore une soirée de prévue. Un allemand en échange à Sophia que je ne connaissais pas, mais ami avec Benoit, organisait dans son vaste appartement une préchauffe en vue d'une soirée en boite. La boite était l'une des plus célèbre de Tokyo, située à l'extérieure de la ville mais apparemment gigantesque. Et comme c'était Halloween, l'entrée était gratuite pour les gens déguisés. Le rêve quoi. Sauf que je ne suis allé qu'à la préchauffe... Mais pourquoi ??? Dirons les plus fêtards d'entre vous. Eh bien parce que samedi matin je participais à un tournoi de basket organisé pour le Sophia festival, mais laissez moi déjà terminer la soirée de vendredi !
En rentrant du Sophia Fest je me suis donc déguisé en loup pendant que Benoit enfilait son costume de Kitsune et nous sommes allés tel Rox et Rocky (remarque très pertinente de Benoit) acheter de la bière dans un combini où on nous a regardé avec des yeux ronds. Dans le métro c'était encore plus drôle, surtout qu'on entendait des "kawaii" résonner sur notre passage et que j'arrivais à comprendre certains commentaires chuchotés dans le métro. Arrivé chez l'allemand j'ai passé un excellente soirée, on était une petite dizaine dont les deux tiers déguisés et il y avait de la bière pour tout le monde.
Après c'est sur qu'au moment de me séparer du groupe qui partait en boite pour rentrer chez moi avec le dernier métro je n'étais pas super heureux, mais c'était pour la bonne cause me disais-je, fou que j'étais. Finalement le tournoi de basket était assez amusant mais très loin de ce que j'avais imaginé. Il n'y avait pas moins de 16 équipes en lice sur deux terrains de basket, avec tout une foule de supporters et de curieux. Comme toujours avec les clubs et les circle à Sophia ça envoyait du gros lourd. Par contre les matchs étaient très court (15 minutes, on a pas le temps de se gourer) et à élimination directe. Du coups j'ai joué un match et la moitié d'un autre et c'était fini pour moi. Mon club présentait en fait 4 équipes et du coups je ne connaissais pas mes coéquipiers, ce qui est d'autant plus frustrant sur des matchs aussi courts.
Une expérience un peu frustrante donc, mais quand même amusante. Surtout qu'on a eut droit à un show pom pom au moment de la pause déjeuné, et les filles étaient très douées ! Hyper syncro (et pourtant très nombreuses, une trentaine) elles étaient de véritables athlètes enchaînant des figures et des sauts impressionnants. J'ai essayé de filmer certains morceaux d'anthologie avec mon portable mais ça n'a rien donné. Imaginez un peu une fille qui se fait envoyer en l'air par ses camarades et fait un grand écart en touchant ses pieds à 4 mètres du sol ! (Et on arrête de rigoler grassement au fond).
J'étais finalement libre dès l'heure du déjeuné, alors j'ai profité un peu du festival de jour, bien plus animé que la veille au soir. J'ai aussi testé la maison hanté que mon club de Kempo avait mis sur pied et je dois avouer qu'ils avaient fait du très bon boulot. Ils ont d'ailleurs eu beaucoup de succès et ont récolté un peu plus de 200 000 yens (1500 euros !) en trois jours. Vers 5 heures je suis rentré à la maison récupérer Benoit à la petite cuillère pour aller visiter le Meiji Shrine que Janis (l'allemand de la veille) nous avait recommandé et où Benoit tenait à m'accompagner. C'est là que j'ai découvert qu'il s'était fait dessiner des moustaches de renard au marqueur sur la figure et que j'ai un peu regretté mon tournoi de basket...
En arrivant à la station du Meiji Shrine, Yoyogi, on a croisé un groupe de fans collés à la vitre d'un studio, derrière laquelle leur artiste préféré était en train d'enregistrer son prochain album. Le concept est plutôt fun je trouve, et j'ai pris une photos toute floue de l'artiste en question, à voir sur... je vous laisse deviner. Ensuite on a vu passer une procession de japonais habillés en kimonos traditionnels et portant des petits lampions. Autant dire qu'à ce moment là on était déjà très contents, mais le meilleur restait à venir. Parce qu'en suivant la procession, on s'est aperçus qu'elle se rendait justement au Meiji Shrine.
Nous avions en fait choisit pile le jour du cinquantième anniversaire de la reconstruction du temple pour le visiter ! D'où la procession qui n'était en fait que l'apéritif si je j'ose dire. Tout le parc entourant le temple était magnifiquement illuminé par des petits lampions disposés tout le long du chemin, de nuit l'ambiance était surréaliste, magique, on s'attendait à voir Chihiro surgir à chaque instant. D'autres lumières étaient cachées entre les arbres leur donnant des reflets bleus, violets ou verts. La voûte des arbres surplombant le chemin, le silence, tout était parfait. Et le parc était tellement grand que malgré un grand nombre de visiteurs tout le monde était dispersé, et on avait toujours l'impression d'être seul dans un pays imaginaire.
Le temple lui-même était aussi très joliment éclairé, même si la foule y était là plus visible. Après quelques minutes passées à prendre des photos, des agents de sécurité nous ont demandé de reculer pour vider le centre de la place et l'entourer de cordons de sécurité. Après le discours d'un vieil homme à l'allure fort respectable, toute la procession de japonais en kimonos traditionnels et lampions à la main que Benoit et moi avions aperçu plus tôt est arrivée pour remplir la place. J'ai par la suite appris qu'il s'agissait des habitants du quartier. Un second discours a été suivit d'un concert de violon par un soliste plutôt doué et un peu décalé. La scène était très amusante, tout ces japonais d'un âge respectable en costume traditionnel en train d'écouter un violoniste portant un costume rayé d'un autre âge à la Al Caponne avec une moustache digne de Rhett Butler sur fond de temple Bouddhiste en bois massif, ça m'a fait sourire.
Le violon a été suivit d'un nouveau discours très amusant cette fois, puisqu'il m'a donné l'occasion de crier mon premier "Banzaï" depuis mon arrivée au Japon. Après quelques phrases visiblement très solennelles, l'orateur nous a tourné le dos et s'est incliné trois fois, imité à l'unisson par tout son auditoire. Puis il a crié trois fois "Banzaï !" en levant les bras au ciel, et là encore le millier de japonais et les deux touristes français de la place l'ont imité comme un seul homme. Étonnamment ça m'a un peu émus. Mais le clou du spectacle, ce qui m'a vraiment fait vibrer au plus profond de mes entrailles, venait juste après.
Après toutes ces manifestation du folklore japonais qui auraient chacune suffie à contenter mille fois le touriste qui sommeille en moi, nous avons eu droit à une authentique démonstration de Teiko ! Le mot Teiko en Japonais désigne un tambour traditionnel, qui faisait ici un bon mètre cinquante de hauteur. Le batteur est arrivé en kimono, puis après s'être incliné, s'est défait de la partie supérieure de son costume pour laisser apparaître son torse musclé. Et la transe a commencée. D'abord à un rythme lent, ses coups répétés sur le tambour faisaient surgir au plus profond de moi une vibration puissante qui venait autant de la maîtrise de son geste que des ondes bien réelles produites par l'énorme instrument. De plus en plus rapidement, cassant le rythme pour revenir de plus belle avec une sciences calculée, le batteur m'a emmené dans une rêverie magnifique, le jeux des muscles sous sa peau se calquant sur le rythme scandé par ses cris d'effort pour former une danse hypnotique. J'ai essayé de filmer un peu au début, mais sans le son, sans les vibrations qui viennent du sol, de l'air et de tout les autres personnes debout à côté de soi, l'exercice perd bien trop de son surnaturel intérêt.
3 commentaires:
c'est pas tAiko plutot?
Ca l'etait aux us... bien vu mon Greg!
Vous avez vu du Taiko aux US ??
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